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Fais connaissance avec René Gerard, DG chez Placement Premier Soin

René Gerard est le directeur général chez Placement Premier Soin depuis 2010. Il est le premier à ne pas être impressionné par son titre. À l’écoute des autres, curieux, avenant, soucieux du bien-être de ses employés et assoiffé de connaissance, il n’hésite pas à mettre la main à la pâte et à recruter des personnes plus intelligentes que lui afin, dit-il, d’apprendre d’elles. 

Découvre le parcours atypique, mais combien inspirant, de cet homme qui rêve de révolutionner le secteur du placement infirmier et de faire de Placement Premier Soin le Uber de la santé.

René Gerard, directeur général chez Placement Premier Soin

René Gerard, directeur général chez Placement Premier Soin

René, raconte-nous ton parcours avant Placement Premier Soin

J’ai un parcours atypique. Dès l’âge de 19 ans, j’ai été gérant de magasins de grande surface, et ce, pendant une quinzaine d’années. J’ai aussi travaillé comme traducteur de l’anglais vers le français. À la base, j’ai un DEC en programmation.

Dans mon parcours professionnel, j’ai croisé Martin Legault en 2010. À cette époque, je faisais des contrats de traduction pour Home Depot. Il m’a dit “René, je me suis parti une business dans le domaine du placement en santé, veux-tu venir prendre un café avec moi pour en discuter, j’aurais peut-être besoin d’aide.” 

Le lendemain matin, nous avons pris un café ensemble. Martin avait des besoins en informatique. Le jour suivant, j’ai commencé à travailler avec lui et cela fait 10 ans aujourd’hui.

Au début, nous étions Martin, deux employés et moi. Je faisais tout ce qui était support informatique, j’aidais à faire des appels par-ci par-là. Petit à petit, au bout d’un an environ, j’ai commencé à diriger l’équipe.

 

Comment est l’ambiance de travail à Placement Premier Soin?

L’ambiance est très familiale. J’ai certes une relation employeur-employé, mais je suis quelqu’un de très rassembleur. Depuis tout jeune, j’aime raconter les histoires. Nous avons l’habitude de discuter de nos expériences de travail. Je gère la liste de rappel comme je gère mes enfants. C’est vraiment très très familial à Placement Premier Soin.

 

Tu travailles à Placement Premier Soin depuis plus de 10 ans maintenant, qu’est-ce qui t’a donné envie d’y rester?

Je dirais sans hésiter l’ambiance de travail. Je me suis senti tout de suite intégré, Martin m’a fait totalement confiance. Il m’a donné des grands dossiers dès le début. L’entreprise avait une vision qui me rejoignait complètement, j’ai voulu grandir avec elle. J’aime évoluer en tant qu’humain, apprendre de nouvelles choses, me lancer dans un projet que je ne connais pas, relever de nouveaux défis.

J’adore embaucher des personnes plus intelligentes que moi, avec des compétences que je n’ai pas, des spécialités que je ne connais pas, comme ça je peux apprendre d’elles. Je n’ai pas peur de poser des questions, d’avoir l’air fou.

 

Quelles sont selon toi les qualités qui t’ont permis de devenir directeur général?

L’écoute et la communication, exactement comme dans une relation de couple. J’essaye toujours de comprendre ce que l’autre a à me dire. Trop souvent, on veut avoir raison et du coup, on n’écoute pas l’autre. J’ai cette capacité de m’adapter à chaque personne, je m’attèle à travailler avec les forces de chacun et à travailler sur ses faiblesses.

 

Quel est ton style de leadership?

Je suis un leader participatif. J’aime travailler avec mon équipe, discuter des problèmes et trouver des solutions ensemble. Face à une situation, je demande toujours à chacun de m’envoyer n’importe quelle idée qui lui viendrait à l’esprit. Je n’hésite pas à prendre les appels, les courriels…, j’aime ça participer.

 

Quelles sont les valeurs qui te guident au quotidien?

Le bonheur : j’aime que les gens autour de moi soient heureux, que leur poste de travail soit complet, fonctionnel, qu’ils soient à l’aise. Je m’assure qu’il n’y a pas de niaiseries qui feront qu’ils passent une mauvaise journée. D’ailleurs à ce sujet, nous avons à Placement Premier soin un comptoir de crème glacée, si quelqu’un passe une mauvaise journée, il peut se servir une bonne crème glacée.

Bien évidemment le respect est super important pour moi, c’est la base de toute relation.

 

Que penses-tu que les employés disent de toi?

Sincèrement, je ne sais pas. Mais il est arrivé que des employés me disent “René, tu es comme un père pour moi, je sais que s’il y a de quoi, tu vas être là pour m’aider. Je sais que si je te pose une question tu vas me dire la vérité.” 

Comme je l’ai dit tantôt, l’ambiance est très familiale et j’aime que les gens soient bien. Par exemple, quand il y a une tempête de neige, je prends mon balai, je déneige l’auto mes employés avant de quitter le soir, exactement comme je le fais avec l’auto de ma femme et de mon fils le matin en partant.

Je sais que je peux être impatient des fois. Donc, j’imagine que mes employés disent “Mon Dieu, il est cool hein, mais des fois il n’est pas patient.”

 

J’imagine qu’il y a eu beaucoup d’apprentissages tout au long de ton parcours. Si tu devais en citer 3, quels seraient-ils?

J’ai appris qu’on est mieux d’être un leader plutôt qu’un boss, c’est ainsi que l’on motive son équipe.

Il faut s’intéresser sincèrement aux personnes avec qui on travaille, s’intéresser à ce qui se passe dans leur vie en dehors du travail.

J’ai aussi compris que l’on ressemble aux gens que l’on côtoie. Si on est dans un poste de haute direction, il faut échanger avec les gens qui font ça,  c’est ainsi que l’on réussit ce qu’on veut faire. Mais attention, cela ne veut pas dire qu’il faut s’éloigner des autres, comme je l’ai dit tantôt, j’aime apprendre de toutes les personnes que je côtoie.

Il y a de cela plusieurs années, je suis tout jeune, je suis dans un vol en direction de Chicago. Deux rangées devant moi se trouve Mark Hamill, l’acteur qui joue le rôle de Luke Skywalker dans Star Wars. En passant, je suis un grand fan de Star Wars. Je meurs d’envie de lui parler mais je n’ose pas.

Le lendemain, je lui écris sur Twitter en précisant dans quel vol je l’ai vu et que je n’ai pas voulu le déranger. Et devine quoi, il m’a répondu! Il a dit “cette journée-là en plus, je me sentais très volubile, tu aurais dû venir me parler. N’oublie pas qu’on manque 100 % des chances qu’on ne prend pas.”

Cette phrase me marquera toute ma vie. J’ai compris ce jour-là que je peux poser n’importe quelle question à n’importe qui. Le pire qui puisse arriver, c’est que la personne me dise non. Mais je ne dois pas prendre la décision pour l’autre.

Je l’applique chaque jour au travail. Pour la liste de rappel par exemple, des fois une employée dit “elle va dire non” et moi je lui réponds “Non, non, non. Ne prends pas la décision pour elle, pose-lui la question, au pire elle va te dire non.”

 

Quelle est ta plus grande réalisation, celle dont tu es le plus fier?

Je dirais notre nouvelle plateforme informatique. Elle a été développée de A à Z. À force d’être présent sur le plancher, d’écouter les gens, j’ai pu cerner les différents besoins, ce qui a permis de créer cette solution sur mesure et qui intègre également notre vision. Cette plateforme facilite beaucoup le travail de nos employés et permet une meilleure gestion de la liste de rappel. Je suis vraiment très fier du travail accompli, c’est mon bébé en quelque sorte.

 

Quels sont les projets à venir chez Placement Premier Soin?

Nous avons 2 grands projets majeurs : l’expansion au Canada dans les 2 prochaines années et l’amélioration de la plateforme informatique. 

Bien que je la trouve excellente, j’aimerais amener cette plateforme à un niveau supérieur, à l’avant de toute compétition. C’est un gros investissement qui va faciliter la vie de tout le monde. Nous aimerions être en quelque sorte le Uber de la santé : une infirmière nous fait savoir où et quand elle veut aller travailler et Placement Premier Soin trouve l’offre correspondant à sa demande.

 

Quelle personne t’inspire le plus?

Dr Fauci aux États-Unis. C’est une sommité mondiale dans le domaine du VIH/Sida entre autres. Lorsqu’il parle, on l’écoute. Mais malgré son statut, quand il se fait solliciter par des étudiants de maîtrise ou de doctorat pour relire leur mémoire de fin d’étude, il leur dit toujours “ce que j’ai le plus aimé de ton document, c’est que peu importe l’âge que j’ai versus ton âge, je peux apprendre quelque chose de toi.” 

 

Quel conseil donnerais-tu à une personne qui envisage de travailler à Placement Premier Soin et d’y faire carrière?

Peu importe où une personne aimerait travailler, mon conseil c’est de s’écouter. Au-delà du salaire, des avantages, des promesses et autres, la personne doit se demander si elle s’y sentira bien, si elle sera comprise, supportée et si cela répond à ses besoins.

 

Sur un plan plus personnel René :

Qu’est-ce qui t’allume dans la vie?

Il y a plein de choses qui m’allument dans la vie : cuisiner, recevoir des amis, regarder des spectacles d’humour. D’ailleurs, j’ai moi-même écrit un sketch de 15 minutes que j’ai essayé dans des bars et  il a bien fonctionné. Je vais peut-être m’y remettre un jour…

René Gerard

Quel est ton passe-temps favori?

La cuisine : je pourrais cuisiner pendant des jours. J’aime aussi jouer à des jeux vidéos avec mon fils, je ne suis pas aussi bon que lui mais, c’est un beau moment et cela nous rapproche. Je suis aussi un gars des bois, la fin de semaine, j’aime bien prendre de longues marches dans les bois.

 

Quel est ton petit défaut, tu dois bien en avoir un?

Je n’ai pas de patience face aux gens qui ne veulent pas s’aider, qui n’essayent pas et qui ne veulent pas embarquer.

 

À ce qu’il paraît, tu es un grand amateur de barbecue?

Pour la petite histoire, un jour, je suis à Memphis aux États-Unis, je sens une forte odeur de barbecue, puis je réalise qu’il y a une compétition de barbecue non loin. J’avance vers un couple de participants qui court partout et je leur demande s’ils ont besoin d’aide. Ils me demandent si je m’y connais en barbecue et je leur réponds “je suis correct, je me débrouille.”

J’ai finalement passé 2 jours complets avec eux. Nous n’avons pas remporté la compétition, mais j’en ai appris tellement sur le barbecue. À l’époque, je savais déjà faire le barbecue à la texane, mais j’ai découvert d’autres façons de le faire. Cette expérience a été très enrichissante et m’a donné envie d’en apprendre davantage.

 

Quelle est ta recette préférée?

Du saumon fumé à l’érable. C’est la recette que mes amis demandent tout le temps. C’est très long avec la marinade et c’est fumé à chaud. Tout le monde en redemande à chaque fois, c’est en quelque sorte ma recette gagnante. 

Mais celle que je préfère personnellement c’est du saumon fumé à une bière au goût d’agrumes. Je la trouve excellente, mais mes amis préfèrent ma recette de saumon fumé à l’érable.

 

Et pour finir René, une cause qui te tient à cœur?

Je suis sensible à tout ce qui touche aux enfants. Je donne à différentes causes : Opération Enfant Soleil, Fondation 24h Tremblant. Dès qu’une cause touche aux enfants, j’embarque à travers des dons en argent ou du bénévolat.